- Olalà, faut que j’arrête de faire des mélanges, moi, j’ai l’impression d’avoir la tête dans une cloche de Pâques ce matin.
Coca-citron pressé, c’est f-i-n-i !
- Olalà, faut que j’arrête de faire des mélanges, moi, j’ai l’impression d’avoir la tête dans une cloche de Pâques ce matin.
Coca-citron pressé, c’est f-i-n-i !
- Malice, tu la connais comment la dame qui est venue te saluer quand tu es rentrée dans le magasin?
- Je ne sais plus très bien, ma mémoire me joue encore de vilains tours.
- Et tu la connais bien?
- Ça fait 20 minutes que j’essaie de remettre un nom sur une tête. A ce jeu là, tu sais, j’ai toujours été mauvaise.
-Tu blagues, là?
- Pourquoi, je devrais?
- Tu bluffes, Malice. Allez, dis moi comment tu connais l’ex femme du président.
- Ah!
Mais je ne la connais pas du tout, elle a dû me confondre avec une autre.
Il me semblait bien que son visage me disait quelque chose.
Heureusement que je ne l’ai pas embrassée.
Les sourciers ont aujourd’hui toutes sortes d’instruments à leur disposition. Baguettes, pendules, antennes en L, antennes de Lecher et puis d’autres boîtes avec des cadrans et des bips électroniques qui font plus scientifiques et plus sérieux.
J’ai lu dans un livre très savant écrit par un chercheur du CNRS que j’étais une sourcière de campagne. En avance sur les modes, en petite robe et talons, sans accent du terroir, je suis déjà une poule. Alors là, j’obtiens une AOC et je suis ravie! Ce n’est pas parce que je vis dans un terrier, non non, c’est parce que les seuls outils que j’utilise, ce sont mes mains et mon corps. La baguette et le bâton ont toujours représentés le symbole extérieur de la puissance temporelle et des pouvoirs surnaturels, les vieux sourciers qui n’entrent pas dans le jeu de pouvoir sont appelés sourciers de campagne. Ça me fait rire. 
Jeudi passé, Louis m’a demandé de l’accompagner sur un terrain. Louis, c’est mon Maître, j’ai déjà parlé de lui ici.
Louis travaille au pendule, à la baguette et avec plein d’autres instruments, donc, même si il a été fermier toute sa vie, ce n’est pas, à proprement parler, un sourcier de campagne. Mais c’est le meilleur sourcier que je connaisse.
Lorsque Louis reçoit des informations avec sa baguette, je les reçois directement dans mon corps. Je suis désolée d’écrire des choses équivoques, mais je suis dessinée comme ça.
Je disais donc que Louis m’apprend à décoder les signaux de mon corps: quand je suis sur une veine d’eau, mes mains ressentent des picotements et se couvrent de points blancs. Et au fil du temps, les mêmes causes ayant toujours les mêmes effets, je parviens à mettre des mots sur des sensations. Avec mon amoureux, c’est la même chose mais dans un autre registre. Bref, Il y a d’autres effets mais je les dévoilerai au fil des pages. Laissons un peu de suspens, déjà que c’est archi simple, alors si je raconte tout aujourd’hui, je n’ai plus qu’à fermer le blog.
Jeudi, il faisait glacial. Mes mains étaient bleues. Les frissons et le froid parasitaient les informations que je recevais. Le travail que j’ai à faire aujourd’hui est de mettre de l’ordre et plus de rigueur, afin d’aller à l’essentiel en supprimant les informations parasites. C’est drôle, parce que c’est exactement ce que je dois faire dans ma vie personnelle. Il n’y a pas de hasard…