La fleur la plus répandue sur la terre, la plus connue aussi, est un trésor insoupçonné. Cet or du pré c’est le pissenlit. Il est en fleur pour l’instant et d’un jour à l’autre se transformera en publicité pour Larousse.
Le pissenlit dent-de-lion ou Taraxacum dens-lionis, mériterait un bouquin à lui tout seul. Le livre existe déjà et je vous le recommande comme tous les écrits de Bernard Bertrand.Pour obtenir un kilo de miel de pissenlit, les abeilles doivent butiner environ 125 000 fleurs.
Voici une recette pour faire un miel de pissenlit sans abeilles et avec seulement quelques poignées de fleurs; Un miel d’abeille paresseuse en quelque sorte. En Franche-Comté et en bourgogne, on appelle ça de la cramaillotte.
100g de pétales de pissenlits
400ml d’eau
1 jus d’orange
1/2 jus de citron
Environ 250g de sucre de canne.
J’ai adapté la recette avec une base de 100g de pissenlits, parce que ce n’est pas 100g de fleurs qui sont nécessaire mais 100g de pétales séchés pendant une heure avant la pesée. Les pétales, c’est la partie jaune débarrassée de toute les parties vertes. Les fleurs c’est déjà pas très lourd, et c’est long à cueillir. Alors quand vous aurez nettoyé et séparé les pétales de la tige et des bractées vertes, que vos doigts auront pris une couleur douteuse et vous supplieront de faire une pause, vous me remercierez de ne pas vous avoir donné la recette avec 400 g de pétales. Bon après, quand le premier pot sera réussi, vous irez comme moi cueillir des kilos de fleurs parce que c’est trop bon!
Mais commençons en douceur.
En fonction du courage que vous avez eu lors de la cueillette, adaptez la recette en faisant une règle de trois par 100g. Oui, la cuisine des fleurs c’est facile, mais doser des 1/3 de demi citrons, je laisse ça aux concepts mathématiciens.
Dans une grosse casserole à confiture, mettre 100g de pétales, le jus d’une orange, le jus d’un demi citron et 400ml d’eau. Faire bouillir et laisser cuire une heure à feu moyen.
Passer l’ensemble dans une étamine ou un torchon fin et bien presser pour récolter un maximum de ce jus précieux. Il reste environ 250ml de jus jaune et trouble.
Nettoyer la casserole et y remettre le jus filtré avec son équivalent en sucre de canne. Donc pour 250ml de jus cuit, 250g de sucre. Cuire environ 45 minutes.
Plonger une petite cuillère dans le liquide brûlant et déposer une goutte sur une assiette froide. S’il elle se solidifie et prend la consistance de gelée, c’est que c’est cuit, dans le cas contraire continuer un peu la cuisson. La gelée a perdu son aspect trouble et ressemble à un miel doré de là son nom de miel de pissenlit.
Cette gelée est supposée soigner les maux de gorge. Il ne faut pas attendre d’avoir la crève pour l’apprécier. Par association d’idées contraires, en automne, je vous expliquerai comment manger les pissenlits par la racine pour être en pleine forme.

Une tasse d’aubépine, viiiite! « Les Herbes pas si Folles a dit,
11 mai 2010 @ 11 h 56 min
[...] ce coup de gueule, ma tisane commence à faire son effet, je vais pouvoir terminer le miel de pissenlit sans m’énerver sur la séparation des pétales et des sépales parce que le pissenlit, [...]
LAINE a dit,
9 décembre 2011 @ 12 h 23 min
Bonjour,
Journaliste pour France 5, je me permets de réagir à votre article car je souhaiterais avoir de plus amples informations sur votre recette. Le miel obtenu a-t-il le goût et l’apparence du miel de ruche ? A tout hasard, vous resterait-il un pot pour nous envoyer un petit échantillon ? Sinon, sauriez-vous où je pourrais m’en procurer ?
L’idée est en tous cas très originale et il serait intéressant d’en faire un sujet…
Merci d’avance pour l’attention que vous porterez à mon message, n’hésitez pas à me répondre directement par mail, quitte à ce que l’on s’entretienne par la suite directement par téléphone.
Cordialement,
Sarah